Vingt briques pour un pantin

Vingt briques pour un pantin

"Vingt briques pour un pantin" contient l'intrigue dans son titre. Mais ça ne s'arrête pas là... faute de quoi, ce ne serait pas la peine de lire le livre ! Le "pantin", c'est un jeune journaliste qui va perdre son emploi et être obligé de quitter son pays, à la suite de mésaventures rocambolesques. Heureusement pour lui, c'est un ami de Laurence Friedman, l'héroïne de "Double JE", qui connaît Langsamer et lui obtient l'assistance du vieux flic. Dès lors, à la suite d'innombrables péripéties, le pantin va devenir vingt fois millionnaire.   

Zacharie Hollinger est journaliste dans un petit journal niçois. Se rendant sur le lieu d'un reportage au volant de sa voiture, il passe devant un restaurant où l'on célèbre un mariage et renverse par inadvertance la jeune mariée sur le bord de la route. Il prend la fuite et, peu de temps après, se fait kidnapper. Sa captivité dure plusieurs jours, à l'issue desquels il parvient à s'échapper au prix d'un double homicide. Se croyant en légitime défense, Zacharie se présente à au commissariat de Nice où il se dénonce. Le problème - car ily en a un... et un sérieux ! - c'est qu'on ne retrouve qu'un cadavre et que la villa où il prétend avoir été séquestré ne présente aucune trace d'un rapt.

Zacharie va effectuer sa propre enquête mais l'avocate Laurence Friedman, au mariage de laquelle il n'a pu être présent (on sait pourquoi) lui propose de se faire assister par Langsamer. Sentant qu'il ne va pas tarder à avoir des problèmes avec la police, le jeune homme accepte. Entre temps, il a trouvé un emploi comme voiturier dans un palace du Cap d'Antibes, l'Eden Roc. Puis, un matin, il retrouve sa voiture calcinée dans le parking de sa résidence. Dès lors, il pressent qu'il va devoir quitter la région et se retrouve barman dans un autre palace, le Brenner's de Baden-Baden. C'est là qu'il va faire une rencontre qui va bouleverser le cours de sa vie. Heureusement pour lui, Langsamer veille à distance. Grâce à lui, Zacharie échappera à une manipulation diabolique.  

 Mais s'agissait-il d'une manipulation diabolique ou d'une histoire d'amour qui a fini par mal tourner ?...

Extrait

Je vais essayer de t'expliquer. Un jour ou une nuit (dans les ténèbres, tu ne fais pas la différence), tu te retrouves dans un état proche de la cécité. 

 D'abord, j'ai cru que je rêvais. Que je cauchemardais. Ensuite, je me suis rassuré en me disant que j'étais dans ma chambre en pleine nuit. Le hic, c'est qu'il y a toujours un fil de clarté à travers les mailles du rideau. Et aucune lumière ne perçait. Là, j'ai commencé à paniquer. Je me suis vu aveugle. Vu aveugle... drôle de formule, mais je te jure que je n'avais pas envie de déconner ! Et puis, j'ai tâtonné. Deuxième petit réconfort intellectuel. Je me suis dit : "Pauvre nave, t'es dans une chambre d'hôtel, tu cherches des repères là où il n'y en a pas." Dans le métier de journaliste, on bouge beaucoup. Souvent, le matin, alors qu'il fait encore nuit noire, on cherche un point d'ancrage familier : un bord de lit, un chevet, une lampe, etc. Quand on ne retrouve pas ses manies de petit mammifère, on panique. Et puis, on se rappelle : l'hôtel, le bar anonyme, vide, l'alcool solitaire, l'entrée dans un espace inconnu, le sommeil qui t'assomme sans prévenir.

Mais en l'occurrence, l'obscurité persistait et ça devenait plus qu'angoissant. Parfois, dans les situations critiques, il te vient des iddées incongrues. Je me suis mis à chanter dans ma tête le tube de Johnny : Noir c'est noir. La chanson fétiche de mon père. Son électrophone des sixties la braillait en boucle quand j'étais môme. 

Je t'assure que je n'avais pourtant pas envie de rigoler.

Et puis, d'un coup, elle est apparue. 

Quand je dis "elle", je fais allusion à la lumière. 

Ensuite, je pense à ELLE. 

Vingt briques pour un pantin

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