VLADIMIR POZNER

Ecrivain russe né à Paris le 5 janvier 1905 et mort à Paris le 19 février 1992.

Vladimir Salomonovich Pozner est issue d'une famille russe opposée au tzar. Très actif, bien qu'assez jeune, durant la révolution d'octobre, il est encouragé à écrire par Gorki... excusez du peu ! Fréquentant les cercles littéraires et artistiques de Paris, il se lie d'amitié avec Brecht, Bunuel, son compatriote Chagall et Picasso, entre autres. 

Il créé un genre littéraire particulier en insufflant le témoignage et le reportage à travers la fiction. Ainsi va-t-il écrire sur la seconde guerre mondiale, la guerre d'Espagne et, plus tard, la guerre d'Algérie, puisqu'il vit en France. 

"Le mors aux dents" (voir chronique, ci-contre) est une de ses oeuvres majeures. 

        Prenez le mors !

Cette fois je vous emmène dans l’ancienne Russie qui est au début de la révolution

Le mors aux dents, cette épopée infernale, est un livre sang et steppe 

Au lendemain de la révolution d’Octobre 1917, le baron Ungern s’insurge contre le pouvoir soviétique. Il prend les armes, réunit des partisans, chasse la garnison chinoise d’Ourga, conquiert la Mongolie et s’avance vers Pékin avec un seul but en s’alliant avec le Japon : reconstituer l’empire de Gengis Khan, quitte à torturer et à massacrer des milliers d’hommes. Même parmi ceux qui l’ont côtoyé, peu le connaissent : est-ce un fou sanguinaire, un militaire ambitieux, un bouddhiste convaincu ou un aristocrate courtois ? Le « baron sanglant », personnage authentique et insaisissable, semble appartenir à la légende.

Seul un romancier d’exception pouvait relater sa grandiose et dérisoire épopée. Vladimir Pozner en retrace les étapes sur un rythme étourdissant, avec cette écriture âpre et rapide qui assura au Mors aux dents – dès sa première publication en 1937 – un succès qui ne devait pas se démentir ; il a donc été réédité.

Ce livre extraordinaire est extrêmement dur. Le menu peuple est considéré comme des esclaves et le Baron Ungern n’aime pas les femmes...

Je n’ai jamais rien lu de pareil Il faut absolument le lire.

"Le mors aux dents" (Babel), de Vladimir Pozner. Ma note : 19/20