Une passion dévorante

Pascal Galodé

Sur une ligne ténue où l'amour, l'humour, la dureté, la gloire et la magouille ne connaissent pas de frontière, ce roman donne du monde des courses une image noire et cynique où le cheval apparaît comme un être beau, noble et pur, par opposition à l'homme, vénal et corrompu quand il n'est pas naïf. Contraste, certes, exagéré, mais le polar a ses exigences....  

Extrait

Ce neuvième opus (le seul qui soit consacré entièrement au cheval, avec "Une fièvre de cheval") raconte la passion dévorante d'une femme, troublante et mystérieuse, pour un pur-sang. 

Un sans grade devenu champion.

Mais cette passion dévorante l'est aussi au sens propre car cette femme est une tueuse qui dévore ses proies. D'autant plus dangereuse qu'elle est jolie, intelligente et raffinée. Son destin va croiser celui de quatre hommes qui espèrent tous tirer profit du crack. Le roman est divisé en quatre livres qui ont pour titre le prénom d'un de ces protagonistes.

A travers ces quatre hommes, je promène mon héroïne dans une intrigue où la beauté est très proche du sordide. Une intrigue doublée d'une enquête policière dont la coupable est connue dès les premières pages... mais il faudra attendre les dernières pour savoir comment elle se fera confondre. 

"L'Anglais voulut procéder à un dernier test. Un matin, il dit à son assistant de confier à l'amateur irlandais le cheval le plus difficile de la maison. C'était un hongre gris de 5 ans au caractère bien trempé, qui détenait le record des hospitalisations dans l'écurie... et peut-être même dans tout Newmarket ! La bête était imprévisible, lunatique, plus vicieuse que violente. Toujours est-il qu'un matin sur deux, il rentrait seul à l'écurie, se laissant attraper docilement, avec un éclair de malice dans le regard. La première fois que Philip le monta, le gris fit preuve d'une docilité inhabituelle. L'entraîneur n'était guère étonné mais il voulut renouveler l'expérience. "Just to be sure !" Et le lendemain, le gentleman se retrouva en selle sur le hongre fantasque. Tenu en main par un lad dans la cour de l'écurie, l'animal voulut faire des siennes, tentant, par des ruades bien ciblées, d'enrichir son recaord de fractures. Mais dès que Philip fut sur son dos, il devint doux comme un agneau et l'exercice se déroula sans anicroche.

L'entraîneur sut alors qu'il avait déniché l'oiseau rare."

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