SEBASTIEN THEVENY

Ecrivain français, né en 1976. 

Sébastien Théveny a contracté le virus de la lecture dès son plus jeune âge. Tout petit, ses grands parents le voyaient déjà jouer avec les pages du dictionnaire et à treize ans, il dévorait son premier Stephen King. Parallèlement, l'envie d'écrire le chatouille. Deux ans plus tôt, il commet sa première nouvelle. 

La passion des belles lettres se renforce avec l'âge adulte. Indépendamment de King, il lit Amélie Nothomb, Jean Teulé, Frédéric Dard et Max Gallo, sans oublier les "grands anciens" que sont Victor Hugo, Jules Verne et Alexandre Dumas. 

Cette attirance naturelle le pousse vers des études littéraires qui réduisent en miettes son rêve d'adolescent : devenir pilote de chasse. "Mon aversion envers les matières scientifiques rendait ce rêve impossible", avoue-t-il en tournant la page. 

Dès lors, il va en tourner beaucoup de pages ! Chez lui, elles ne resteront pas longtemps blanches. Comme son écrivaine préférée, Sébastien écrit "à l'ancienne" ; un stylo à la main. Ensuite, par nécessité, il se replonge dans son siècle... mais il éprouve quelque malaise à lire sur un écran numérique. Il aime noircir le papier sur les tables des restaurants ou devant une télé allumée. Paradoxalement, le bruit ambiant l'aide à se concentrer, à s'isoler. Peut-être est-ce ainsi qu'il donne naissance à ses plus beaux poèmes, un genre dans lequel, dit-il, "je me livre vraiment."

"Un frère de trop" (voir ci-contre) est, à ce jour, son plus grand succès.

      Sûrement pas un                  roman de trop !           

"Un frère de trop" n'est certainement pas... de trop dans une bonne bibliothèque. C'est un roman qu'on ne lâche pas, dont les 440 pages passent comme une gourmandise chocolatée. 

En fait, la qualité de ce livre est aussi son défaut. Cette "gourmandise" aurait gagné à être épicée, voire empoisonnée comme la fameuse bouteille de whisky, clé de l'intrigue. Je m'explique : "Un frère de trop" n'est pas un vrai thriller, ce n'est pas un roman noir non plus. Parfois, le style est un peu "fleur bleue" et je trouve les dialogues assez légers. Les personnages ont tous de bons côtés, même celui qui s'avère être le coupable putatif et dont on regrette la triste fin. Avec en main une telle intrigue, j'aurais aimé trouver du cynisme et du sordide. Le cadre était planté, il n'y avait qu'à "balancer" un peu de vitriol ! En résumé, là où, dans cette saga familiale, on s'attendait à nager parmi des requins, on se retrouve dans un bocal de poissons rouges. Bon, j'exagère, d'accord ! Mais Sébastien Théveny, aussi talentueux soit-il (il l'est, vous pouvez me croire !) n'est pas un auteur de polars. Personnellement, je l'ai trouvé beaucoup plus à l'aise dans "Huit minutes de soleil en plus", son autre roman à succès. Peut-être vois-je ce livre avec mes yeux d'auteur. Car ceux du lecteur se sont régalés avec les tribulations de la famille Lacassagne, d'autant plus que le livre m'a replongé dans un cadre que je connais bien : la ville de Nice et ses alentours. En fin de compte, il est possible que Sébastien Théveny ait eu raison de ne pas faire de ses personnages des ordures intégrales. Au lecteur de juger, selon la sensibilité qui lui est propre. Quant à moi, je me base (presque essentiellement) sur la qualité de l'intrigue pour noter ce roman.

"Un frère de trop" (Michel Lafon), de Stéphane Théveny.

                           Ma note : 16/20.