SANDRINE COLLETTE

                                          Ecrivaine française, née à Paris en 1970.

Cette photo de Sandrine Collette, qui pose à côté d'un cheval, me touche tout particulièrement. Cela montre à quel point cette auteure est proche de la nature, ce que son oeuvre romanesque, peu ancienne mais déjà très volumineuse, retrace avec éloquence.

Avant de se lancer dans l'écriture romanesque, Sandrine a obtenu un master de philosophie et un doctorat de Sciences politiques. Elle enseignera à la facculté de Nanterre puis sera consultante en Relations Humaines. 

En 2013, sur les conseils d'une amie, elle envoit un manuscrit aux éditions Denoël qui relancent leur collection policière : "Sueurs froides". D'emblée, elle tape dans le mille puisque son premier roman, "Noeuds d'acier", obtient le Grand Prix de la littérature policière. Elle en vend plus de vingt mille exemplaires ! 

Vient ensuite "Il reste la poussière" (voir ci-contre), décoré du Prix Landernau du polar. 

Pas facile de balayer cette poussière....

C'était la première fois que je lisais Sandrine Collette. Autant vous dire que ce ne sera pas la dernière ! "Il reste la poussière" vous prend aux tripes dès les premières lignes. La vie aride des gauchos de Patagonie y est pour beaucoup. L'auteur sait la décrire... on sent qu'elle n'a pas bâti l'intrigue de son roman avec Google ! Cette histoire et ses protagonistes sortent de son ventre. Les mots ne sont que des véhicules, qu'elle conduit avec habileté, à la manière de ses personnages qui se lancent à cheval dans des courses folles, sur la steppe argentine. Sandrine Collette ne donne pas de repères calendaires mais la vie rude et primaire de ses héros pourrait appartenir à n'importe quel époque. 

Et puis, s'y mêlent les sentiments humains à travers cette famille déchirée par la haine. Au mieux, la plus totale indifférence. D'ailleurs, les hommes et les animaux s'y mélangent, dans le sang. Et du sang... il en coule beaucoup ! Seul le cheval s'en sort la tête haute. Mais le cheval appartient à la pampa... tout comme ces hommes abrutis par le travail. Ils n'ont pas le temps de penser... juste celui de haïr.  

Un roman fort en émotion qui réduit tout en poussière. Une poussière que vous n'arriverez pas à balayer facilement !

"Il reste la poussière", de Sandrine Collette (Editions Denoël), 300 pages.             Ma note : 18/20.