PIERRE POUCHAIRET

Romancier français, né en 1957.

Dans une vie précédente, Pierre Pouchairet était commandant de la police nationale puis chef d’un groupe luttant contre le trafic de stupéfiant à Nice, Grenoble ou Versailles, Lyon… Il a également été à plusieurs reprises en poste dans des ambassades, a représenté la police française au Liban, en Turquie, a été attaché de sécurité intérieure à Kaboul puis au Kazakhstan.

Il a publié en 2013 un livre témoignage "Des flics français à Kaboul" qui relate les quatre années qu’il a passées en Afghanistan et "Coke d’Azur" en 2014. Avec à chaque fois, cette volonté de mettre au grand jour la réalité brute de notre Histoire contemporaine.

En 2014, il publie son premier polar "Une terre pas si sainte". Avec son quatrième roman, "Mortels Trafics", publié en 2016, il est lauréat du prix du Quai des Orfèvres 2017.

Aujourd'hui, Pierre Pouchairet partage son temps entre le Cameroun et sa Bretagne natale. Ses lecteurs le rencontrent souvent dans les salons du livre, aux six coins de l'Hexagone. 

                                    Effrayant de réalisme....

Julie, 17 ans, se volatilise. Louis et Martine, ses parents divorcés, décident de prendre les choses en main face à l'inertie de la police. Quand un agent de la DGSI les contacte......

Voici un polar surprenant qui nous entraîne de Quimper à Instanbul en passant par la Syrie. Pierre Pouchairet nous met face au désespoir et à l'impuissance des parents dont les enfants sont embrigadés dans les réseaux djihadistes. Le commun des mortels n'a malheureusement pas les ressources de Louis, ancien flic qui a gardé des relations qui lui seront utiles. Inutile de vous dire que le périple des protagonistes ne sera pas un long fleuve tranquille. Leurs péripéties s' enchaînent sans nous laisser de répit. Je dirais même que ce récit pourrait servir de base pour un cours de prévention sur le mécanisme de manipulation et sur les monts et merveilles que ces illuminés font miroiter aux jeunes trop idéalistes.

Si cela reste une fiction, ce roman est effrayant tant il est réaliste.

                                                                                                                                                      N.F.

"Tuez les tous... mais pas ici", de Pierre Pouchairet. Plon (18 janvier 2018)                                          Ma note : 19/20

                                            Docu-fiction.

"Mortels trafics" relève plus, à mon sens, du documentaire, voire du témoignage, que du roman. Fût-ce un roman noir... car nul ne saura nier la couleur de l'intrigue. L'intrigue, justement, parlons-en ! Elle existe mais participe davantage du reportage que de la fiction. De fait, tout au long de ma lecture, je me suis senti à l'intérieur d'une docu-fiction. 

De par les fonctions qu'il a occupées au sein de la police (voir biographie, ci-dessus), Pierre Pouchairet est très à l'aise dans la description des actions policières. On les vit comme si l'on y était et, de surcroît, on prend un cours de Droit. Tous les rouages de la machine policière sont passés au crible et l'on se rend bien compte que le Prix du Quai des Orfèvres n'a pas été décerné à un "amateur". De plus, les rapports entre flics semblent très réalistes, tout comme leur immersion dans le monde de la pègre (trafics de stupéfiants, en l'occurrence). 

Ce roman se lit au rythme de la traque des voyous. Pas un temps mort... l'auteur vous laisse à peine le temps de respirer. Alors, que manque-t-il à ce roman pour être un grand polar ? Peut-être un peu plus de fiction, justement. Des rebondissements moins prévisibles et un style plus "littéraire". Sortir du reportage pour s'évader dans l'imaginaire....

"Mortels trafics" (Fayard), de Pierre Pouchairet.                                                                                            Ma note : 16/20. 

Enquête passionnante, final inattendu !

Bretagne - Sale temps pour Noreen, officier de police. Après avoir sauvé une policière lors de l'arrestation musclée de trafiquants de drogue, elle découvre le corps sans vie de son oncle. Accident, suicide ou meurtre? Heureusement, elle pourra compter sur le soutien de ses amies et collègues, bien décidées à éclaircir l'affaire. Le roman pourrait commencer par " Il était une fois, trois drôles de dames......" Léanne, commandant de police, Elodie, médecin légiste et Vanessa, psychologue judiciaire sont unies comme les doigts de la main. Ces filles, qui n'ont pas froid aux yeux, doivent s'imposer dans ce milieu carriériste et parfois machiste.

Pierre Pouchairet nous entraîne dans une enquête passionnante avec un final inattendu. Les personnages sont plus vrais que nature sans être des Wonder Women. Quand je dis plus vrais que nature.....l'auteur parsème son récit de clins d'oeil à ses collègues auteurs tels que Nicolas Lebel, Olivier Norek ou Stéphane Bourgoin. Les seuls défauts de ce polar sont que, une fois commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter et que vous n'aurez qu'une envie : lire les autres tomes.....

               Nathalie Friquet.

"La cage de l'albatros" Editions du Palémon (12 décembre 2018), de Pierre Pouchairet.

                           Ma note : 17/20.

                 Une réusite !

Brest - La commandant Léanne Vallauri est dans de sales draps, elle a l' IGS sur le dos. Heureusement, rien de tel qu'un cadavre lardé de coups de couteau pour lui changer les idées.....

3ème tome des enquêtes des "drôles de dames" brestoises qui n'a rien à envier aux précédents. Pierre Pouchairet nous entraîne cette fois dans l'univers souterrain de la ville datant de la seconde guerre mondiale. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les tunnels grouillent de vie et pas seulement de rats. L'auteur approfondit le caractère de ses protagonistes tout en gardant un rythme soutenu. Vous ne risquez pas de vous endormir pendant la lecture. En plus des renseignements sur les méthodes et le milieu policier, milieu que l'auteur connait bien. Il m'a fait découvrir un peintre du crû, Paul Bloas. Avec ses descriptions recherchées, il m'a poussée à aller jeter un oeil sur le net pour voir ces fameuses oeuvres tant convoitées dans le récit. Et comme Pierre Pouchairet n'est pas idiot, il nous frustre avec une fin qui laisse présager une suite palpitante...... 

                                                     N.F.

"L'assassin qui aimait Paul Bloas" Editions du Palémon (14 juin 2019)                                     Ma note : 17/20