PETER MAY

Ecrivain écossais, né à Glasgow le 20 décembre 1951. 

Peter May a commencé sa carrière professionnelle à la télévision écossaise et anglaise. Il s'y fera remarquer en qualité de scénariste, puis producteur et réalisateur. A cette époque, il découvre les îles Hébrides (nord-ouest de l'Ecosse) dont il s'inspirera pour rédiger sa trilogie écossaise dont "L'homme de Lewis" (voir ci-contre) est issu. 

Dans les années 90, il abandonne son travail à la télévision pour se consacrer exclusivement à l'écriture de romans policiers. Pour ce faire, il s'installe en France, dans le Lot, et publie aux éditions du Rouergue. Le 19 avril 2016, il est naturalisé Français. 

Peter May est aussi connu pour son amour des voyages et plus particulièrement de la Chine dont les services de police l'intéressent au premier chef. De cet intérêt naîtra une série de six romans noirs intitulée "Série chinoise".  

       Un livre prenant !

En rupture avec son passé, Fin Mac Leod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a détruit son mariage et il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l’océan qui s’abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres… il pense pouvoir retrouver dans ces lieux de l’enfance un sens à sa vie. À peine Fin est-il arrivé qu’on découvre le cadavre d’un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Mac Donald, le père de l’amour de jeunesse de Fin, faisant du vieil homme le suspect n° 1. Mais celui-ci ne peut se défendre, perdu qu’il est dans les brumes de sa maladie d’Alzheimer, Fin va donc l’aider. Au rythme des fulgurances qui traversent l’esprit sénile de Tormod, le passé ressurgit, douloureux, dramatique, dévoilant le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux enfants orphelins ou abandonnés que l’Église catholique envoyait sur les îles Hébrides.

379 pages lues dans la journée tellement ce livre est prenant (cela ne m’étais jamais arrivé !) autant pour les énigmes policières que pour l’Histoire avec un grand H.... J'ai été sensibilisée par le sort des orphelins pauvres. Je tiens à faire remarquer que la situation des enfants orphelins, en France comme en Angleterre ou en Australie, était horrible. Qu'ils fussent sous la coupe des protestants ou de l’église catholique.

                        Alice Midal.

"L'homme de Lewis" (Actes sud), de Peter May.    Ma note : 19/20.