MICHAEL CRICHTON

Ecrivain américain, né le 23 octobre à Chicago (décédé en 2008). 

Pour financer ses études à la Harvard Medical School, le jeune Michael Crichton s'est lancé dans l'écriture romanesque. Heureusement qu'il n'avait pas des parents riches car nous serions passés à côté d'un écrivain majeur. C'est donc sous le pseudonyme de Jeffrey Hudson qu'il obtient son premier prix littéraire : l'Edgar du meilleur roman en 1969 pour "Extreme urgence".

Depuis, il a beaucoup produit, oubliant ses études médicales... du moins dans la pratique. "Jurassic park" (adapté à l'écran par Spielberg) lui a valu la notoriété mondiale, tout comme "Le monde perdu" et "Congo", qui ont entretenu le feu. 

Michael Crichton est considéré comme le pionnier du "techno-thriller", un genre qui s'est beaucoup développé après lui, une sorte de phénomène de mode, bien installé dans les habitudes des lecteurs de thrillers aujourd'hui. 

Il est malheureusement décédé d'un cancer en 2008, laissant derrière lui une oeuvre littéraire où la qualité le dispute à la quantité. 

En... proie à une lecture addictive !

"La proie" ("Prey" en VO) est un thriller de "géo-scientifico-politique fiction" comme on les aime. Je dirais presque comme seuls les Américains savent en faire. Du moins, à l'époque où il a été écrit.... 

Dans le genre, Michael Crichton est une valeur sûre. Il a largement fait ses preuves avant sa disparition prématurée. "La proie" n'est peut-être pas une de ses oeuvres majeures mais elle traite d'un sujet qui est aujourd'hui sorti du monde fictif, les nanotechnologies. Chrichton agit ici non plus comme un "simple" écrivain de thrillers mais comme un visionnaire. Une sorte de Orwell du 21ème siècle. 

La lecture est palpitante, elle tient en haleine page après page. On ne peut guère dire qu'on passe un bon moment, au sens strict du terme, mais on ne s'endort pas.

On a même du mal à s'endormir après avoir rangé le bouquin dans la bibliothèque ! 

"La proie" (Pocket) de Michael Crichton.        Ma note : 17/20.