Les neuf jours du cafard

Editions Lajouanie

Voici le petit dernier de la famille, sorti le 11 octobre 2019. "Les neuf jours du cafard" est un roman policier mais pas que... pour reprendre la formule de mon éditeur. Le "pas que" trouve une parfaite justification ici, dans la mesure où nous sommes en présence d'une véritable enquête policière se déroulant dans un milieu où la noblesse est entachée de sang et où la noirceur se cache sous de belles étoffes.  

Extrait

Dès la première page, le lecteur découvre qui est "Le Cafard". Ou, tout du moins, il le devine. Il s'agit d'une personnalité de premier plan. Dès la première page (voir extrait), le lecteur apprend que le susnommé Cafard a commis un crime. Comment échapper à la justice des hommes ? La réponse à cette question, c'est une duchesse écossaise de ses amies qui la lui fournit. Seulement voilà... il y a Langsamer. 

Commence alors une double enquête qui va amener mon enquêteur récurrent des deux côtés de la Manche : à Deauville et dans ses environs, puis autour de Cambridge et de Newmarket, dans le sud-est de l'Angleterre. Un voyage dans l'espace mais aussi dans le passé... le passé d'une grande famille aristocratique qui livrera ses secrets.

"On dit que si l'on coupe la tête d'un cafard, l'insecte peut vire encore neuf jours sans son chef. Et ce n'est pas la décapitation qui l'achève, c'est la faim. 

Vous m'avez bie lu. Sans sa tête et donc, sans la possibilité d'ingérer quelque aliment, le cafard mourra au bout de neuf jours. Ce n'est pas comme pour nous, mammifères, où le seul fait de trancher le cou provoque une mort immédiate. Enfin... quasi immédiate. Selon l'habileté du bourreau.

J'ai tenu neuf jours après qu'on m'eût coupé la tête. Neuf longs jours où j'ai tenté de survivre. J'ai survécu neuf jours et je suis mort. Je parle au sens figuré, bien entendu. Mais vous m'avez compris ; dès le départ, je savais que j'étais foutu. J'ai quand même essayé de résister et ça a duré neuf jours. Il faut que vous compreniez bien une chose : ce n'est pas une agonie. Mes forces n'ont pas décliné durant ces neuf jours. Je les ai gardées intactes jusqu'au bout. Je me suis battu. Et puis, comme le cafard, il arrive un moment où l'on n'a plus rien à se mettresous la dent. C'est l'heure de l'acceptation. Du passage. J'ai passé la main et j'ai disparu de la circulation. 

Voici mon histoire."

 

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