LEONARDO PADURA

Ecrivain cubain, né le 9 octobre 1955.

"Fils d'un commerçant devenu chauffeur de bus à La Havane, Léonardo Padura a suivi des études supérieures en littérature hispano américaine et en latin à la faculté de philologie de La Havane, avant de devenir journaliste. "Remercié" très vite, il s'est alors tourné vers l'écriture romanesque puis celle de scénarios. Il a débuté cette nouvelle carrière et dut attendre 2015 pour décrocher sa première distinction littéraire : le Prix Princesse des Asturies. 

A ce jour, Leonardo Padura est l'auteur d'une dizaine de romans policiers et il a participé à de nombreux scénarios pour la télé et le cinéma. 

Son héros est un détective célibataire, nommé Mario Conde. Je ne sais si Leonardo parle français et si l'on doit y voir un clin d'oeil à l'argot de notre langue. Tous les lecteurs de polars savent, en effet, qu'un condé est un flic.... Mais peut-être ne s'agit-il que d'une simple coïncidence. 

Toujours est-il que Leonardo Padura nous décrit la société de son pays (voir la chronique ci-contre), s'abstenant de tout commentaire ou engagement politique. Malgré cela, il vit à La Havane dans le plus total anonymat, les médias cubains se désintéressant de son oeuvre. 

Une oeuvre qui commence à faire florès en Europe et dans les nations anglophones.

Nul n'est prophète en son pays.... 

Plongez dans les brumes du "castrisme" ! 

Cette fois je vous emmène à Cuba à La Havane, été 2003 sous la dictature de Fidel Castro. Leonardo Padura parle clairement de ce qu’est devenu Cuba et des désillusions des gens de sa génération, “des Martiens” pour les plus jeunes mieux adaptés à l’envahissement du marché en dollars, aux combines et à la débrouille.

La misère est grande.

Il y a 14 ans que l’inspecteur Mario Conde a quitté la police et pour vivre il fait le commerce de livres anciens, car beaucoup de gens sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger. Il découvre par hasard une magnifique bibliothèque qui lui ouvre des perspectives financières éblouissantes pour lui et ses amis de toujours... Mais dans l’un des volumes il trouve une page de revue avec la photo de Violeta del Rio, une chanteuse de boléro des années 50, qui annonce qu’elle abandonne la chanson. Il se lance alors dans une enquête …

C’est une façon passionnante d’apprendre la manière dont les gens du peuple vivent dans « l’Histoire » C’est très bien écrit un peu nostalgique et l’intrigue policière est bien ficelée.

"Les brumes du passé" (Points) de Leonardo Padura. Note 16/20