KJELL ERIKSSON

Ecrivain suédois, né en 1953 à Uppsala (Suède). 

Kjell Eriksson reçoit en 1999 le Prix du meilleur premier roman policier et en 2002, le Prix du meilleur roman policier suédois pour La Princesse du Burundi (Gaïa, 2009).

 Terrifiant et proche de la                 vie réelle.

Sur la route d'Uppsala, une jeune femme, Josefin Cederén, et sa fille sont fauchées par une voiture. Un banal accident de la route ? C'est ce que pensent la commissaire Ann Lindell et son équipe. Mais quelques jours plus tard, le corps du mari, Sven-Erik, apparemment suicidé, est retrouvé. A ses côtés, une feuille de papier avec un seul mot : Pardon. Pourquoi un homme comblé tuerait aussi sauvagement sa famille ? L'enquête se dirige vers la MedForsk, laboratoire pharmaceutique dont Sven-Erik et son associé, Jack Mortensen, étaient les principaux actionnaires et dirigeants. Depuis plusieurs semaines, les relations entre les deux hommes étaient orageuses. Pour quelles raisons ? A cause d'un terrain acheté en République dominicaine ou d'expériences menées sur des singes ? L'enquête patauge jusqu'au jour où une femme préférant garder l'anonymat contacte la commissaire... Qui est la mystérieuse interlocutrice ? Ann Lindell et son équipe doivent absolument la retrouver avant qu'il ne soit trop tard...

Troisième volet des enquêtes de la commissaire Ann Lindell, Le Cercueil de pierre est un polar efficace et rondement mené comme savent en écrire les Scandinaves. L'auteur décrypte la société suédoise et dénonce, sur fond d'évasion fiscale et d'expérimentations pharmaceutiques, les dérives d'un capitalisme qui a perdu tous repères.

Ce livre, typiquement suédois, est à la fois terrifiant et me semble-t-il si proche de la vie réelle car, il y a quelques années, cela s’est vraiment produit avec des cobayes du tiers monde pour des transplantations cardiaques ou rénales. L’enquête est menée par des gens comme vous ou moi. L’écriture est agréable a lire En conclusion vous ne regretterez pas de vous l'être procuré.

                        Alice Midal.

"Le cercueil de pierre" (Actes Sud"), de Kjell Eriksson.                                          Ma note : 16/20