JO NESBO

Ecrivain norvegien, né à Oslo le 29 mars 1960.

Né d'un père dirigeant d'une entreprise de transports et d'une mère libraire, Jo Nesbo a grandi dans la petite ville de Nolde, en Norvège. Dans un premier temps, le jeune Nesbo voulait devenir footballeur professionnel et possédait les capacités physiques pour réussir. Malheureusement (ou heureusement pour ses lecteurs), une rupture des ligaments croisés mit fin à ses ambitions. 

Des lors, il se tourne vers les études et en sort diplômé de la Norwegian School of Economics de Bergen. Ce qui l'amène à tenter sa chance dans le journalisme avec, pour spécialité, l'économie. On s'en doute. Parallèlement, passionné de musique rock, il devient auteur, compositeur, interprète pour le groupe Di Derre, de 1993 à 98. Durant cette période, l'ensemble devient une des formations les plus populaires de Norvège. 

Jo Nesbo semble réussir tout ce qu'il entreprend. En 1997, il se lance dans l'écriture et publie son premier roman, "L'homme chauve-souris", qui connaît immédiatement un très grand succès. Il décroche le très convoité Prix Clé de verre du meilleur roman scandinave et ses lecteurs n'hésitent pas à en faire le successeur du légendaire Mankell. Depuis, avec son héros récurrent, le bougon inspecteur de la police d'Oslo, Harry Hole, Nesbo se maintient dans le peloton de tête des auteurs nordiques les plus lus. 

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Cela se passe en Norvège (pas celle des touristes  mais celle de la corruption de la drogue et de la mort)

À tout juste trente ans Sonny Lofthus  a déjà passé la moitié de sa vie en prison de Staten. Par dégoût et pour se protéger de lui-même, et parce que son père, flic corrompu, s'est suicidé, Sonny Lofthus a endossé des crimes qu'il n'a pas commis. Et ce, en échange de petits sachets d'héroïne servis sur un plateau par des gardiens véreux.

 Malgré tout, le jeune homme est un prisonnier modèle, à qui bon nombre de détenus viennent se confesser. L'un d'entre eux qui dit avoir bien connu son père, lui avoue que ce dernier n'était pas ce flic pourri que tout le monde pensait et qu'il ne s'est pas réellement suicidé, Sonny décide de s'évader afin de régler certains comptes quel qu’en soit le prix.

Jo Nesbø ne nous épargne rien de cette croisade violente et sanglante. Car justice doit être rendue aux yeux de Sonny et l'honneur de son père lavé. Et ce, qu'importe le nombre de cadavres qui tomberont sous ses balles. À ses trousses, un duo de policiers tenaces : Simon Kefas, de la brigade criminelle, pour qui cette affaire tombe bien mal, lui qui est à quelques mois de sa retraite, et Kari Adel, une stagiaire qui vient des stupéfiants.

Cette chasse à l'homme pourrait bien faire s'écrouler cette pyramide d'hommes corrompus et pourris qui s'adonnent, avec un certain plaisir, au trafic de drogue et à la traite d'êtres humains. L'auteur nous offre un roman intense, terriblement sombre et sinistre, au déroulement diabolique et au final surprenant. Un roman habité par des personnages ô combien marquants et frappants.

Ce roman comme tous ceux de cet auteur considéré dans le monde l’écriture comme un des meilleurs écrivains et ce à juste titre est original dans sa conception et son déroulement on ne le lâche pas avant d’avoir fini.

Alice Midal.

"Le fils" (Folio) de Jo Nesbo.

Ma note : 19/20.