JEROME FERRARI

Ecrivain français, né à Paris en 1968. 

Jérôme Ferrari est un écrivain et traducteur français qui a vu le jour à Paris en 1968.

Né de parents corses, il est agrégé de philosophie et titulaire d'un DEA d'ethnologie. Il a vécu en Corse et enseigné la philosophie au lycée de Porto-Vecchio. Durant cette période, il a organisé notamment des "cafés philosophies" à Bastia, puis enseigné au lycée international Alexandre-Dumas d'Alger, au lycée Fesch d'Ajaccio jusqu'en 2012, et au lycée français Louis Massignon d'Abou Dabi jusqu'en 2015. Depuis la rentrée 2015, il enseigne la philosophie en hypokhâgne, au lycée Giocante de Casabianca de Bastia.

Débute une carrière d'écrivain en 2001 avec un recueil de nouvelles, "Variété de la mort" et un roman, "Aleph Zero" (2003). Auteur à la plume corrosive, Jérôme Ferrari s'inspire de la Corse pour écrire "Balco Atlantico", paru chez Actes Sud en 2008. Avec son roman, "Un dieu un animal", l'écrivain évoque la guerre et le monde de l'après 11 septembre. Il reçoit pour ce roman le prix Landerneau en juin 2009. Après le Prix France Télévisions et le Grand Prix Poncetton SGDL en 2010 pour "Où j'ai laissé mon âme", son roman "Le sermon sur la chute de Rome", paru en 2012 (voir la chronique, ci-contre) est l'un des événements de la rentrée littéraire finalement couronné par le Prix Goncourt. Il reçoit le Prix littéraire "Le Monde" 2018.

         Une écriture somprueuse sur un sujet qui questionne.         

Le Sermon sur la chute de Rome a obtenu le Prix Goncourt 2012.omans en lice pour le prix Goncourt 2012 au deuxième tour de scrutin par cinq voix contre quatre à Peste et Choléra de Patrick Deville et deux voix à La Vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker. Il obtient ainsi cette deuxième prestigieuse récompense pour la maison d'éditions Actes Sud.

Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l'impulsion de ses nouveaux gérants. À la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour, fidèles aux enseignements de Leibniz, transformer un modeste débit de boissons en "meilleur des mondes possibles". Mais c'est bientôt l'enfer en personne qui s'invite au comptoir, réactivant des blessures très anciennes ou conviant à d'irréversibles profanations des êtres assujettis à des rêves indigents de bonheur, et victimes, à leur insu, de la tragique propension de l'âme humaine à se corrompre.

Entrant, par-delà les siècles, en résonance avec le sermon par lequel Saint Augustin tenta, à Hippone, de consoler ses fidèles de la fragilité des royaumes terrestres, Jérôme Ferrari jette, au fil d'une écriture somptueuse d'exigence, une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s'effondrer les mondes qu'ils édifient et à accomplir, ici-bas, leur part d'échec en refondant Sans trêve, Sur le sang ou les larmes, leurs impossibles mythologies.

Mon avis : Livre d’une écriture remarquable la façon de traiter le sujet me rappelle le roman d’Emile Zola « La terre » la réflexion désenchantée sur la destinée des protagonistes prend de la hauteur avec, en écho, les mots d'Augustin d'Hippone (Saint Augustin) en 410, à la fin du roman: "Rome est tombée mais n'est-ce pas, en vérité, comme s'il ne s'était rien passé? La course des astres n'est pas troublée, la nuit succède au jour qui succède. " Nous pauvres terriens ne parvenons pas à changer ou améliorer quelque chose.

                          Alice Midal.

"Le sermon sur la chute de Rome (Actes sud), de Jérôme Ferrari.                            Ma note : 20:20.