JACQUES VANDROUX

Ecrivain français. 

Ingénieur de formation, Jacques Vandroux (à ne pas confondre avec son homonyme, journaliste sportif à France Inter) a passé le plus clair de sa vie professionnelle en déplacement. Les longues attentes, lors de transits dans les aéroports, lui ont donné envie d'écrire. Et la possibilité, aussi. Pour tuer le temps. Il a pu ainsi imaginer des personnages, des situations tutoyant le monde du fantastique, laissant libre court à son imagination. On sent dans la rédaction de ses romans, et notamment dans "Projet Anastasis" (voir ci-contre), que l'auteur a beaucoup voyagé et que la maîtrise des nouvelles technologies ne lui pose aucun problème. 

A telle enseigne que, au lieu de se chercher un éditeur et d'emprunter le "parcours du combattant" auquel sont soumis la majorité des auteurs en herbe, Jacques Vadroux s'est d'emblée tourné vers l'autoédition dont il fut un des pionniers. Pionnier... et précurseur dans le succès. "Projet Anastasis" a fait un tabac auprès des adeptes de la lecture numérique qui furent plus de 200.000 à le plébisciter. Dès lors, "la machine Vandroux" était en marche, ce que ne manquèrent pas de remarquer les grands éditeurs, notamment Robert Laffont et Pocket. 

Jacques Vandroux vit à Grenoble avec sa femme qui le seconde dans l'écriture et l'organisation de ses publications. 

         Succès mérité.           

Pas étonnant que "Projet Anastasis" ait connu un immense succès dans le monde de l'autoédition. Pas étonnant que les éditeurs traditionnels se soient rués sur le "projet" de Jacques Vandroux. Ce roman a eu l'effet d'une bombe et ça se comprend. 

En qualité de lecteur, je me suis laissé prendre par l'intrigue protéiforme, par les nombreux personnages venus de tous les horizons, par les voyages du héros (y compris à l'intérieur de lui-même) et par le charme vénéneux de certaines femmes. Jacques Vandroux a le don de les faire vivre et de les estampiller dans la mémoire du lecteur. Heureusement... car le risque de s'égarer est grand dans un thriller de plus de 600 pages. Mais on s'y retrouve très bien en suivant cette intrigue à la fois complexe et audacieuse, chevauchant ce que le passé et le futur ont de plus terrifiants, tout en restant crédible.

De fait, ce roman n'a que deux défauts. Un petit : quelques irrégularités dans la narration avec des moments très forts et d'autres un peu mièvres. Un grand : une fin beaucoup trop rapide et sans grand suspense dans la mesure où l'on sait que le "gentil héros" va s'en tirer. C'est pour ces deux raisons que je ne lui mets pas la note maximum.

"Projet Anastasis" (Pocket), de Jacques Vandroux.

                          Ma note : 18/20.