GIACOMETTI & RAVENNE

Duo d'écrivains français spécialisés dans le thriller ésotérique.

Eric Giacometti est un journaliste qui a exercé, en qualité de chef de service, au journal Le Parisien jusqu'en 2012. Il a supervisé les rubriques "Société" ainsi que "Economie/finances" et fut même lanceur d'alerte dans le domaine médical. A ce titre, il fut auditionné par le Sénat et l'Assemblée nationale au sujet du scandale du médicament le Médiator, qui fit couler beaucoup d'encre à une époque pas si lointaine. Il a écrit plusieurs livres sous son nom mais sa carrière littéraire, et le succès qui a suivi, est surtout mêlé à sa collaboration avec Jacques Ravenne. 

Ce dernier est un "critique génétique" qui a beaucoup travaillé sur les manuscrits de Valéry, Bonnefoy, de Nerval (franc-maçon, lui aussi) et Mallarmé. Jacques Ravenne (dont le vrai nom est Jacques Revaud) s'est aussi beaucoup intéressé au "divin marquis" (le Marquis de Sade) dont il a poursuivi le souvenir jusque dans son château de Lacoste (Lubéron). Jacques Ravenne est franc-maçon, au grade de maître. Il travaille au rite français. A cet égard, il sait de quoi il parle et l'on apprend beaucoup sur la franc-maçonnerie en lisant Lux tenebrae (voir ci-contre).  

Bien écrit et documenté... mais c'est tout !

A mes yeux, ce roman a peu d'atouts. Mais on ne lui retirera pas celui d'être bien écrit et documenté (la note que je lui accorde tient essentiellement à cela). 

De quoi est-il question ? Les thèmes sont nombreux. Entre l'égyptologie, l'ésotérisme, la franc-maçonnerie, la métaphysique, la NDE (expérience de mort imminente), la politique et la raison d'état... on s'y perd un peu. D'autant que l'enquête menée par le commissaire Antoine Marcas (personnage récurrent des romans du binôme) n'est pas prioritaire aux yeux des auteurs. Et puis, ces allers-et-retours entre le présent et le passé finissent par lasser le lecteur que je suis. 

Bref, tous les symboles (ou presque) de la franc-maçonnerie sont là, y compris la Reine de la nuit, chère à Mozart, mais ce n'est pas suffisant pour en faire un bon polar. La confusion finit par l'emporter... et je vous avoue que je l'ai beaucoup plus lu comme un manuel initiatique qu'en suivant l'intrigue du roman policier qu'il peine à être. 

"Lux tenebrae" (Pocket), de Giacometti & Ravenne.

                         Ma note : 13/20.