DIDIER FOSSEY

Ecrivain français, né en 1954 à Paris. 

Didier Fossey est un ancien flic reconverti dans l'écriture. Situation de plus en plus banale dans le monde du polar. 

Mais Didier Fossey n'a pas toujours été fonctionnaire de police. Il a même connu un parcours atypique après avoir assuré "le service minimum" sur les bancs de l'école. En effet, il a passé quinze ans dans la restauration, ayant notamment la chance de servir sur le plus beau paquebot du monde à une époque où la croisière était synonyme d'élégance : le France. Ce qui l'a, sans conteste, aidé à ouvrir son propre restaurant, dans le sud-ouest. 

Puis, virage à 180 degrés. Il entre dans la police où il passera trente-et-un ans de sa vie, dont dix-huit à la fameuse BAC (Brigade anti criminalité). 

Depuis qu'il est à la retraite, Didier Fossey a publié cinq romans. "Burn out" (voir ci-contre), sorti en 2015, a obtenu un très gros succès.

Et amplement mérité !  

    Tout est dans le titre.

"Burn out" est un roman criant de vérité. Comme la plupart des polars écrits par des anciens flics. Mais, en plus d'être un roman, c'est un docu-fiction ou ce qu'on appelle aujourd'hui une "biopic". Ce qui revient à dire que Didier Fossey a brodé une intrigue autour d'expériences personnelles. C'est tout du moins ainsi que je l'ai ressenti. 

L'intrigue est digne d'un bon thriller. Le docu-fiction immerge le lecteur dans le quotidien des flics de la "Crime" (le mythique 36, Quai des orfèvres) ou même dans celui des brigades de quartier. La vie n'est pas rose pour ces hommes (et femmes) qui sacrifient tout à leur profession. Horaires anarchiques, hygiène de vie, hum... quand ce n'est pas une balle perdue ou un coup de tournevis dans le coeur (en l'occurrence) qui règle définitivement le problème. On pourrait dire qu'il le font par passion mais ce n'est même pas ça. J'y vois une rage, une soif de justice, une spirale, un tourbillon dont on ne peut plus s'extraire, une fois dedans. Et qui détruit tout comme une tornade. 

Ce livre se lit très facilement (ça reste malgré tout un polar avec les ingrédients de base) mais on le quitte le moral en berne. Car ça se finit très mal pour un des protagonistes, celui qui donne son titre au roman : "Burn out". Après ça, on comprend un peu mieux que les flics puissent, parfois, péter les plombs. Difficile d'éviter les "bavures" dans ce genre d'activité.... 

L'éditeur, lui, n'a su éviter les coquilles. Elles ne sont pas si nombreuses mais il y en a une (énorme !) que je vous laisse découvrir. C'est vraiment dommage car cet ouvrage méritait une meilleure note.

"Burn out", de Didier Fossey (Flamant noir). Ma note : 16/20.