BRUNO BOUZOUNIE

Ecrivain français, né en 1962 à Bergerac.

Bruno Bouzounie est un auteur auto-édité. "Au bout de la nuit" (Voir ci-contre) est son premier roman. 

Après des études en sciences économiques à la faculté de Bordeaux, il a intégré l'Education Nationale en qualité de professeur, spécialisé dans les enfants en difficulté. 

Il vit dans le sud-ouest avec sa femme et ses quatre enfants. 

Passé tout près du chef d'oeuvre....

Ma première réaction à la lecture de ce roman est un sentiment d'énorme gâchis. Pourquoi diable Bruno Bouzounie l'a-t-il autopublié ? Le texte est truffé de coquilles, de fautes d'orthographe, d'accord, de syntaxe, d'articles manquants, etc. C'est un véritable massacre (je pèse mes mots) et cela nuit considérablement à la crédibilité du livre. 

Si le manuscrit avait été relu, corrigé et (très peu) réécrit par un VERITABLE éditeur, je n'hésite pas à le dire... c'eût été un chef-d'oeuvre du genre ! 

Car l'intrigue est passionnante et sa montée en puissance - jusqu'à une apothéose explosive - parfaitement maîtrisée par l'auteur. L'espace et le temps s'y enchevêtrent mais le lecteur ne s'y perd jamais. Pas plus que dans l'identification des personnages, bien campés. Le côté super looser du héros est attachant, les "méchants" ne donnent pas dans la caricature (sauf peut-être le cousin mafieux) et Bouzounie parvient même à nous faire ressentir une forme d'empathie pour son autre personnage principal, une tueuse en série psychopathe.

Par ailleurs, les descriptions sont justes, précises et bien documentées ; on se balade agréablement dans Bordeaux et ses environs. De toute évidence, l'auteur connaît bien le fonctionnement de la police et des instruments juridiques, comme les rites de sorcellerie et les légendes arthuriennes dont l'histoire s'inspire. Bien sûr, dans ce genre d'ouvrages, il y a toujours des invraisemblances... mais qu'importe ! Nous nageons dans la fiction et... l'eau est bonne ! 

Si la forme avait été égale au fond, je lui aurais donné 18 ou 19/20. Mais cette impression de travail inachevé m'oblige à réduire la note sensiblement.

"Au bout de la nuit" de Bruno Bouzounie.   Ma note : 15/20.