ANDREA CAMILLERI

Ecrivain italien, né le 6 septembre 1925 à Porto Empedocle (Sicile), décédé le 17 juillet 2019 à Rome.

Andrea Camilleri est un metteur en scène et un écrivain italien.

Fils unique d'une famille de la haute bourgeoisie sicilienne désargentée, il publie son premier roman à l'âge de 57 ans. Il connaît d'emblée un énorme succès. En Italie comme ailleurs, notamment grâce à ses publications mettant en scène le commissaire Montalbano, son héros récurrent.

Traduit en trente langues, Camillieri est l'auteur de plus de cent ouvrages littéraires. Il en a vendu vingt-six millions de livres rien qu'en Italie ! Ses oeuvres sont entrées dans la collection des « I Meridiani », la « Pléiade » italienne. Il a même adapté en Italien plusieurs épisodes des enquêtes de Maigret, de Georges Simenon. 

Andrea Camillieri est particulièrement apprécié pour la richesse de sa langue : un style fleuri où se mélangent les idiomes italiens et siciliens, à grand renfort de jeux de mots. Une vraie farandole de galipettes sémantiques !... Outre le fait que les intrigues sont toujours riches et "bien ficelées", le lecteur se divertit beaucoup en égrenant la prose de l'auteur. 

Un style inimitable, qui n'appartient qu'à lui !

Il arrive même que, seul dans une pièce, on se torde de rire, un livre de Camillieri sur les genoux. 

Le "miracle" Andrea Camillieri. 

Andrea Camilleri nous a quitté en juillet 2019, à l'âge de 93 ans, après un mois d'hospitalisation dans un hôpital de Rome. 

  Concerto de fous rires !

Vigàta, Sicile... Alors qu'ils se rendent à un enterrement, le commissaire Montalbano et l'un de ses hommes emboutissent une Twingo garée près d'une villa. Sous un essuie-glace de la voiture, Montalbano laisse le numéro de téléphone du commissariat. Le soir, le papier étant toujours là, il décide d'aller voir si la villa est habitée. Montalbano y découvre le cadavre d'une jeune femme qui avait beaucoup d'amis, trop de bijoux, et possédait à son insu un violon inestimable.

Ce livre qui est une réédition de juillet 2018 est paru déjà en 1997 Il n’a, en fait, que 240 pages et se lit avec tant de plaisir que l’on a envie de dévorer la vingtaine de volumes parus. L’intrigue est claire et se déroule comme une explication d’un théorème de mathématique. C’est un roman policier pas un thriller. 

Je vous cite cet extrait avec un clin d’œil et que je trouve si juste : "Vous voulez que je vous raconte un polar, Donc un tel, après diverses aventures devient chef d’une ville Mais peu à peu ses administrés sont victimes d’un mal obscur, une espèce de peste. Alors ce monsieur se met à enquêter pour découvrir la cause du mal Et que je t’enquête, que je t’enquête, il découvre que la racine du mal, c’est précisément lui-même. Et il se punit. Réponse : Œdipe".

                     Alice Midal.

 "La voix du violon" (Pocket), d'Andrea Camillieri.

                       Ma note : 19/20.